Le Parti Socialiste fribourgeois (PSF) salue les projets phares et les ambitions du gouvernement relatés dans le programme gouvernemental de la législature 2017-2021. La croissance démographique fribourgeoise est certainement le défi le plus important à relever. Mettre en priorité le maintien des emplois et la qualité de vie nous apparaît comme une réponse adéquate. Le PSF regrette cependant qu'au niveau financier, le domaine aussi important que l'assainissement de la Caisse de Pension ne soit abordé que de façon vague.

Un canton innovant qui favorise le développement économique afin d'absorber la croissance démographique devrait également tout mettre en œuvre pour pérenniser les emplois existants. Cette vision n'apparaît malheureusement que trop peu dans le programme du Conseil d'Etat. Le PSF se réjouit du virage promis par la révolution numérique. Il demande toutefois que cette mutation se fasse en incluant toutes les citoyennes et les citoyens et surtout qu'elle se fasse en conservant un côté humain.

Le PSF relève que le Conseil d'Etat est conscient du mauvais développement des transports publics qui, corolairement, créent de grandes difficultés de mobilité avec des conséquences sur l'économie. Il rappelle que le financement des transports publics est encore bridé par une mesure structurelle et d'économie (MSE).

Comme indiqué dans le programme, "le développement démographique et économique doit s'accompagner d'une organisation efficace et cohérente du territoire". Or le périmètre de fusion du Grand Fribourg, centre fort du canton, choisi par le Conseil d'Etat, est plus qu'ambitieux. Il convient donc de soutenir ce projet sans toutefois négliger les régions.

Le PSF est surpris par le soutien annoncé pour les JO de Sion et se demande si cette manifestation éphémère a sa place dans ce programme à côté des volontés de développement durable.

Le PSF relève que le Conseil d'Etat veut améliorer la qualité de vie en investissant dans la formation du personnel soignant. Il regrette cependant l'absence d'une vision globale sur le statut du personnel, trop souvent traité au cas par cas ces dernières années.

Pour le plan  financier le PSF regrette qu'entre le plan initial et le final de grandes coupes aient touché le domaine social. Pour le fonctionnement il remarque qu'une réduction de 45% a été faite dans les dotations en personnel. Comment le Conseil d'Etat peut-il justifier une telle diminution et un tel manque d'écoute envers les services qui ont participé à la planification initiale? L'affectation de la fortune (1088 MCHF) reste vague et, si les investissements ont été passés au crible de critères pertinents, le PSF se demande pourquoi la politique des amortissements n'a pas fait l'objet d'une révision qui aurait sans doute permis le maintien de plus de projets.

07. Nov 2017