Après la buanderie de Marsens c'est celle de l'HFR qui passera en mains privées. Ces attaques répétées contre le service public inquiètent fortement le parti socialiste fribourgeois, car elles annoncent d'autres mesures telles que la sortie de tout le personnel de l'HFR de la loi sur le personnel de l'Etat.

Dans son communiqué l'Hôpital fribourgeois relève que les tâches effectuées par le personnel de la buanderie ne sont pas "fondamentalement de la mission première de l'hôpital". Cette phrase, déjà utilisée lors de la privatisation de la crèche est une excuse sans valeur. Elle pourra être utilisée, petit à petit, pour toutes les professions qui font de l'HFR un centre de soins. Par exemple, la préparation de repas, le nettoyage des chambres, etc…

Certes les employé-e-s pourront se prononcer, mais le communiqué parle de personnes "touchées par la mesure" et parle déjà de "mobilité interne" ou de "retraites." Il apparaît donc clairement qu'une réduction de personnel sera effectuée par les repreneurs. Il est évident que les compagnies sur les rangs pour une reprise vont chercher à maximiser le profit au détriment des conditions de travail et au mépris de la santé des travailleuses et travailleurs qui devront reprendre le travail des licencié-e-s et ce, pour un salaire certainement moindre.

Le PSF s'oppose avec force à ce démantèlement d'un service public et soutiendra toute manifestation des revendications du personnel concerné. Nous rappelons aux citoyennes et citoyens fribourgeois-e-s qu'ils et elles auront la possibilité de refuser la première étape de ces attaques en votant NON le 21 mai prochain à la sortie du personnel de l'ECAB de la loi sur le personnel de l'Etat.

23. Feb 2017